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Cette photographie a été réalisée sur l’esplanade du Trocadéro

(Métro ligne 6 Trocadéro).

1er article ! On va tâcher de s’appliquer ! L’idée est de vous expliquer tout mon processus de création, des réflexions en amont jusqu’à la prise de vue et la post production de l’image. Ce texte est destiné aux photographes, aux curieux et aux amoureux de l’image. Vos retours sont les bienvenues en utilisant la boite de dialogue mise à votre disposition tout en bas de la page.

Un soir de mars 2018, devant la météo, je contacte un très bon ami, David Emeran. On décide de se donner rendez-vous tôt le lendemain matin, au début de l’heure bleue, soit vers 6H00 (l’heure bleue est une période qui dure environ 45 minutes juste avant que le soleil ne se lève et juste après qu’il se couche. Si vous cliquez sur le lien, vous accéderez au site qui vous donne l’heure exacte en fonction de la date et du lieu). J’ai donc préparé mon matériel (boitier Canon 5D3 et à l’époque, l’objectif 24-105 L) ainsi que mon trépied, mes cartes mémoires, ma batterie. ça peut paraitre anodin, mais il m’est déjà arrivé d’oublier l’un de ces indispensables outils et du coup d’être bien embêté pour réaliser mes photos. Rendez-vous sur l’esplanade du Trocadéro, les travaux viennent d’être terminés.

Départ donc avec les premiers RER & métros (j’habite en banlieue Parisienne) pour se rendre sur place. Chacun 10 minutes d’avance, nous ne sommes pas les seuls sur la place. Il fait encore nuit quasi noir et pourtant déjà, certaines personnes se baladent et prennent une photo de la Tour-Eiffel avec leur smartphone, d’autres s’arrêtent en voiture pour l’observer quelques instants avant de reprendre leur route. Nous nous installons au milieu exactement de la place pour une photo très géométrique, face à la grande Dame. La lumière commence doucement à émerger, des teintes bleues et légèrement rosées apparaissent. Un photographe arrive avec un couple asiatique, ils prennent quelques photos puis s’éclipsent à leur tour. Un autre photographe avec son trépied se positionne devant nous. J’enrage mais décide finalement de me déplacer sur le côté droit de l’esplanade. Le rose commence réellement à exploser dans le ciel. Le soleil ne devrait plus tarder.

Soudain, les services de la ville de Paris, apparaissent pour nettoyer la place quasiment vide. C’est là que l’idée de la composition m’est venue. Je me positionne à l’extrême droite (Au secours, qu’est-ce que je raconte ?!) de la place. J’ajuste mon matériel et me dirige vers le monsieur qui allait commencer à passer son jet d’eau. Je l’aborde gentiment en lui expliquant que je suis photographe et que si ça ne l’embête pas, ce serait super gentil de mettre un bon coup de jet d’eau quelques mètres devant mon appareil, pour profiter des reflets (ce qu’il accepte de suite, avec un sourire). A partir de là, tout est plus simple : la composition est toute trouvée et c’est exactement celle que je te propose sur cette image. Pour les réglages, je travaille TOUJOURS en Raw. Le Raw est un format de fichier qui est créé à partir des données brutes (raw signifie « brut », en anglais) recueillies par le capteur de votre appareil photo. J’ai utilisé un filtre Nd1000 qui permet d’allonger les temps de pose des photos.

Dans certains cas, cela permet de faire des traces de lumières avec les feux des voitures, des nuages qui filent avec le vent, ici l’avantage était d’effacer directement à la prise de vue les passants qui commençaient à être déjà un peu plus nombreux. J’ai utilisé une ouverture à f/8 afin d’apporter une très légère profondeur de champs pour focaliser l’oeil du lecteur en premier sur la Tour-Eiffel, puis sur son reflet. A 100 iso et compte tenue du filtre Nd, mon temps de pose est de 2 minutes environ. Cela signifie que mon appareil était stable à 100% sur mon trépied, et que le capteur de mon appareil photo a imprimé les informations renvoyées par la lumière pendant 2 minutes. Pour les plus anciens qui se rappellent des publicités Kodak, il y a eu 2 minutes entre le « clic » et le « clac ».

J’ai ma photo, je remercie le monsieur des services de la ville, on va se prendre un petit déjeuner avec David et une fois de retour à la maison, enfin est venue le temps de la post production et de voir la photographie finie. Finalement, c’est comme faire de la photo argentique et faire son développement soit même dans les bacs. Sauf qu’ici, c’est sur un ordinateur, avec des écrans, et une possibilité quasi illimitée, si ce n’est par nos connaissances, de créer. J’utilise le module Caméra Raw avec Photoshop. Photoshop ne lit pas les fichiers Raw, tu auras donc besoin d’un module de développement qui transformera ton fichier .CR2 .NEF, .RAF … en .PSD (Photoshop document) ou en .JPEG (qui est le format le plus connu du grand public). J’ai tendance à toujours diminuer les hautes lumières et les tons blancs, augmenter légèrement les tons foncés et les tons noirs. Le raw me permet d’en abuser quasiment autant que je veux, mais je préfère le faire avec parcimonie pour un résultat plus naturel. A partir de là, j’améliore simplement la colorimétrie et ajuste le contraste : C’est bon, on peut passer sur photoshop ! Photoshop est un formidable outil. Mais à comprendre et à utiliser, c’est plusieurs semaines voir plusieurs mois et même une vie complète d’expérience (ne désespère pas, concentre toi). Bref, l’idée à été d’utiliser l’outil Tampon de duplication (qui se situe normalement sur la gauche de ton espace de travail) pour corriger les tâches créées par les passants et la pose longue, supprimer le photographe qui était venu spoiler notre emplacement ou enlever un papier qui trainait encore au sol (c’était ma faute, j’ai empêché le monsieur de nettoyer ahahah). Une fois terminée, j’enregistre ma photo sur mon ordinateur en format jpeg en passant par « enregistrer au format web ». Cela permet d’ajuster la taille de ton image en fonction de l’endroit où tu vas la poster. Par exemple, pour ce qui est de Facebook, il faut mettre dans la case « bords larges » 2048 px ». Tu trouveras sur internet ou auprès de ton hébergeur le format adéquat pour toi. J’enregistre également mon fichier au format PSD, pour pouvoir revenir dessus et changer quelque chose si je le souhaite, ou tout simplement l’enregistrer dans un autre format qui me permettrait d’imprimer ma photo pour une exposition ou une vente. Enfin, je garde également précieusement le format RAW pour 2 raisons : Je peux recommencer ma post production à zéro si je le souhaite ET je peux prouver que je suis l’auteur de la photo en cas de litige si un jour quelqu’un venait à me la voler.

Benjamin BABIZ

www.photobbz.com

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